Salut, bienvenue à la maison. Tu boiras bien une petite Duvel…
Ah non, tu n’es pas venu pour ça, c’est vrai, c’est pour savoir qui je suis que tu es là.
Comment me présenter, raconter la complexité et les contradictions d’une vie en moins de 1000 mots ?
En fait, ce n’est pas possible, alors prends quand même une bière, accroche-toi et on y va ! !

Je m’appelle Antoine. Je suis né en aout 1984 et je suis Belge. J’ai grandi à une trentaine de kilomètres au sud de Bruxelles. Mon père vendait des graines de betteraves et ma mère était femme au foyer.
Ça, c’est ce que j’aurais répondu à Jacques Martin s’il m’avait invité à l’école des fans…

Pour me présenter, j’avais essayé d’écrire l’histoire de ma vie. Mais en fait, c’était un peu long et surtout chiant…
Alors j’ai décidé de choisir 3 mots, 3 thèmes qui me représentent et que je retrouvais tout le long de mon histoire.

Ces mots, ce sont les émotions, les combats et les voyages.
Je pourrais, aussi, ajouter photographie, apprentissage, musique, idée, solitude, nourriture, découverte, et bien d’autres… mais tout cela se retrouve d’une façon ou d’un autre dans mes 3 mots.

Émotions

Le premier mot. C’est une évidence, aujourd’hui, mais j’ai mis du temps à les identifier…vagues puissante et dechaineee
Même si en me rencontrant, tu ne le remarquerais peut-être pas, je suis quelqu’un de particulièrement sensible. Mes ressentis et mes émotions prennent beaucoup de place dans ma vie, que je le veuille ou non.
Il m’a fallu longtemps pour arriver à vivre avec, les exprimer et les canaliser. Mais, avec le temps, j’ai fini par en faire une force.

Apparition douloureuse

Quand j’étais petit, je vivais tout intensément. J’étais parfois très joyeux, parfois très triste, mais j’étais un enfant. Les choses sont faciles quand on est enfant…

Avec l’adolescence, ces fameuses émotions ont commencé à prendre plus d’importance et à me faire souffrir. La moindre remarque un peu moqueuse me blessait.

feu d'artificeOn m’avait appris à être poli et on me répétait, sans cesse, de ne pas faire attention à ce que pensaient les autres, mais je n’y arrivais pas. Je me sentais toujours aussi humilié.
La colère grandissait à l’intérieur de moi, puis quand il y en avait trop, elle explosait.
Avec moi, la goutte ne faisait pas déborder le vase, elle le faisait éclater !
Les explosions étaient disproportionnées, personne ne les comprenait et c’était un sujet de moquerie supplémentaire…

Pour enfermer toute cette colère, je me suis construit une carapace qui se renforçait un peu plus à chaque fois que j’explosais.
Malgré moi, à cause de cela, je suis devenu solitaire.

Apprendre à s’accepter

feuille en levitationJ’ai trouvé un refuge lorsque j’avais 15 ans, quand j’ai commencé à monter à cheval. Au haras, j’ai rencontré quelqu’un qui a été curieux de voir au-delà du jeune con colérique que j’étais.
Le plus drôle, c’est que la première fois, qu’on s’est vue, il a tout fait pour me mettre en colère et on s’est battu. Lorsqu’on s’est revu, je ne sais pas pourquoi, c’était différent…
C’est un des premiers qui m’a montré que je pouvais sortir de ma carapace.

L’école était un véritable enfer, mais à côté, j’avais un endroit où je pouvais souffler un peu et où la vie était plus agréable.

Il m’a fallu du temps et beaucoup d’excès, mais, petit à petit, j’ai appris mes limites, j’ai appris à me respecter et, même, à me faire confiance.
J’ai découvert la richesse de mes émotions et tout ce qu’une grande sensibilité peut m’apprendre sur moi et sur les autres.

L’orientation d’une vie

Au départ, j’aurais voulu devenir informaticien, mais, sans vraiment savoir pourquoi, je me suis dirigé les sciences humaines.
En passant par la psychologie, je suis, finalement, devenu assistant social. Tu comprendras pourquoi dans quelques lignes.
Finalement, aujourd’hui, je ne saurais plus me passer de la richesse de ce travail. Rencontrer des situations difficiles, aider les gens à les traverser en essayant de comprendre ce qu’ils souhaitent vraiment… me permet, tous les jours, d’approfondir un peu plus la connaissance de moi-même (et de mes émotions).

Il faut admettre que, parfois, ces ressentis me pourrissent, encore, la vie, mais apprendre à se connaitre, c’est le travail d’une vie !

Combat

Au départ, il y avait un lien clair entre mes émotions et le combat.
Le gamin sensible qui exprimait ses émotions dans la colère se battait pour être compris. Je luttais contre le monde entier pour me faire entendre. Avec le temps, j’ai appris à m’exprimer et le combat n’était plus vraiment nécessaire, mais j’étais déjà un combattant. Ça a parfois des inconvénients, mais, en général, aller au front pour toutes les choses injustes (où qui ne me plaisent simplement pas) est plus une sorte de petits piments dans ma vie !
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle mon métier d’assistant social me convient si bien !

L’apprentissage du Padawan

En plus de mes études, Into the Wild a été comme une révélation pour moi. J’ai regardé le film, puis j’ai acheté le livre et finalement, j’ai exploré les influences de Christopher McCandless.
J’ai découvert Tolstoï, Proudhon et surtout Thoreau, la désobéissance civile et puis Walden. Avec ce dernier, j’avais trouvé mon maitre de pensée. Simplicité, Justice et Résistance !

« Ne peut-il exister de gouvernement où ce ne seraient pas les majorités qui trancheraient du bien ou du mal, mais la conscience ? […] Le citoyen ne doit-il jamais un instant abdiquer sa conscience au législateur ? À quoi bon la conscience individuelle alors ? »
Henri David Thoreau, Désobéissance civile, 1849.

Après mes études, ma sensibilité, mon besoin de justice et ma créativité ont continué à cheminer. J’adore faire parler mes idées lorsque quelque chose ne convient pas. Chercher de nouvelles possibilités, puis les mettre en place… Tout faire pour améliorer ce qui peut l’être et surtout ne pas plier à une règle injuste ou inutile.

« On nique pas le système en voulant le détruire, on nique le système en construisant sans lui
Alors, construisons, reprenons nos vies en mains, car les leurs sont pleines de sang… »

K. Arkana, Réveillez-vous, Désobéissance, 2008.

La vie et mon travail m’ont fait rencontrer des gens qui m’ont appris comment aller à la guerre et surtout comment mettre le plus de chances de mon côté pour la gagner… J’ai pris quelques claques, mais j’ai appris !

J’ai, aussi, appris qu’il y a des choses contre lesquelles on ne peut rien faire. Je cite souvent cette phrase de Marc Aurèle (on l’attribue également au fondateur des alcooliques anonymes, mais un empereur romain ça fait plus sérieux…) :

« Avoir le courage de changer ce qui peut l’être, accepter avec sérénité ce qui ne le peut pas et posséder le discernement nécessaire pour faire la différence entre les deux. »

Je pense qu’aujourd’hui, ces 3 citations représentent assez bien ce que je suis et ce vers quoi j’essaye d’aller…

Il y en a aussi une dernière, moins sérieuse, celles-là : « Il y a rire et rire, mais pisser dans mon dos et dire que je transpire ça c’est pas rire ! »

Voyage

Souvenirs d’enfance

Le voyage, ce sont les premiers souvenirs de ma vie. J’avais 3 ans et je suis parti avec mon père visiter la partie de la famille qui vit au Canada. J’étais très jeune, mais je me rappelle de beaucoup de petits détails : le patin à glace (sans patin) sur le fleuve Saint-Laurent, me faire gronder parce qu’avec ma cousine, on était trempé d’avoir glissé sur le toboggan plein de neige au moment de partir, ou encore cette fois où elle a marché sur une aiguille. L’hémoglobine avait giclé comme dans un film de Tarantino, mais elle a survécu. En fait, j’étais petit et on m’a raconté plus tard que ce n’était pas si sanglant que ça…

Bien sûr, c’est une belle accroche pour un blog voyage… Mais par la suite, c’est devenu beaucoup plus profond que ça.

Le voyage, une échappatoire puis une passion

Lorsque j’ai commencé à arrêter de mettre toutes mes émotions dérangeantes sous ma carapace, prendre la route est vite devenu ma façon de me vider la tête. Certains voient des amis, font du jardinage ou jouent aux jeux vidéo… Moi, mon kif, c’était de prendre ma golf 3 et de partir, vagabonder à la découverte du monde. Et il n’y a pas besoin d’aller particulièrement loin pour découvrir de nouvelles choses !
Après mes études, j’ai continué. La semaine, je parcourais les routes pour le travail, et le week-end, pour le plaisir.

Depuis la côte des Pays-Bas jusqu’en Allemagne et dans la grande France, j’ai fait des road trip et du camping sauvage partout.

Pendant mes vacances, je voyageais plus loin. J’ai visité Montréal, ses alentours, New York, le Qatar, le Sultanat d’Oman, mais ce n’était pas pareil ! C’était beau, mais c’est tellement plus fun de dormir en pleine nature !

Par la suite, j’ai expérimenté d’autres types de vagabondage comme le trek en autonomie sur une partie du GR20, en Corse, ou le tour de France en stop (avec 42 voitures et un camion).

Un grand voyage !

Lorsque j’ai quitté mon travail, en 2012, j’ai échangé ma golf 3 contre un compagnon de road trip un peu plus spacieux. Je l’ai aménagé et j’ai pris la route.
En 100 jours, mon van et moi avons traversé la Scandinavie par l’ouest jusqu’au Cap Nord, avant de revenir visiter l’Europe par l’est.

Après ce voyage, les graines de tour du monde que j’avais dans la tête depuis longtemps ont vraiment commencé à germer. Mais, entre-temps, j’avais rencontré Émilie et elle n’était pas prête à partir loin de sa famille.
Ce premier grand voyage marque, aussi, mes débuts de blogueur. Un premier blog voyage qui était très rudimentaire (qui n’est plus en ligne), mais qui m’a fait découvrir le plaisir de partager histoires et photos sur la route.

Une première expatriation

4 mois après mon retour, je m’expatriais, avec Émilie, en Normandie. Tu te dis peut-être qu’un Belge qui va habiter en France ne s’expatrie pas vraiment, mais les frites ne sont pas aussi croustillantes et la bière a moins de gout.
Et puis, surtout, il y a le pain en baguette, les hypermarchés avec les 50 marques du même produit (mais pas de filet américain), les distances gigantesques pour arriver à la première grosse ville (ça change des 30 km entre toutes les grosses agglomérations belges) et pleins de petits détails qui changent la vie…
Ah oui, et bien sûr, il y a septante (70) et nonante (90)…

Bref, 1 an et demi de calvados, de saucées et de maquereaux plus tard, on se lançait dans le projet de partir 1 an à l’étranger et on prenait notre PVT pour l’Australie.

Un PVT en Australie et puis…
La suite de nos aventures se trouve ici sur le blog…

Tout ça, c’est moi.

Un Belge de caractère, sociable, mais qui aime la solitude et qui quand il a une idée dans la tête, ne la lâche pas facilement.
J’aime énormément débattre, confronter mes idées à celle des autres et découvrir de nouvelles choses autour d’une bière ou d’un bon repas.

Je pourrais aussi te parler de mon gout pour la musique (je joue une peu de guitare et d’harmonica), le jardinage en tout genre (on voyage avec des eucalyptus dans notre van), la photographie (tu le remarquera au fil des articles), le bricolage, le système D, la philosophie, l’histoire ou encore de la foule d’idées qui me traverse en permanence l’esprit, mais pour ça, je t’invite à boire une bière, en vrai, quelque part autour du monde ! 😉

Mais, maintenant à ton tour ! Aide-moi à combler ma plus grande frustration actuelle de blogueur, celle de ne pas connaitre ceux qui me lisent… Qui es-tu ? Est-ce qu’en me lisant tu m’imaginais comme cela ? Que cherches-tu sur notre blog ?

Raconte-moi qui tu es, en privé, par le formulaire de la page « à propos » ou directement ici, en commentaire !

Et puis surtout, n’oublie pas de profiter de la vie !

Visiter la ville de Geelong

Geelong est une ville très active entre Melbourne et la Great Ocean Road. On peut y faire du shopping, flâner à la plage ou découvrir ses musées et vieux bâtiments. On partage nos bons plans pour visiter, manger, sortir ou dormir.

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Notre première interview bouillon de culture, c’est celle de Denis, le fermier qui nous a accueillis une semaine pour un HelpX. Il nous parle de façon vraie et authentique de la nourriture australienne typique, des kangourous qu’il a élevés, des expressions australienne, mais aussi de ce qui lui plait en Australie et de ce qu’il pense de la situation avec les aborigènes.

L’Australie que l’on découvre est composée de beaucoup de gens très différents. On s’est beaucoup demandé comment montrer cette partie de notre voyage et puis on a eu l’idée d’interviewer des Australiens. On a réfléchi à des questions, certaines viennent, d’ailleurs, de vous, et voilà le résultat : un gros concentré de culture australienne !

L’interview est en anglais, bien sûr. Mais, pour que ça soit accessible à tout le monde, j’ai traduit (le plus fidèlement possible) les paroles de Denis. Les sous-titres sont, presque, du mot à mot, le texte de cet article est dans un français plus correct. J’ai malgré tout mis la priorité sur le sens de ses paroles plutôt que sur la forme…
En plus, comme ça, c’est l’occasion de découvrir l’accent australien, si tu ne le connais pas encore… 😉

C’est parti !

Et voila la traduction :

1. Qui es-tu et que fais-tu en Australie ?(0:04)

Je suis Denis, je suis né à Adélaïde et je suis fermier. Je l’ai été toute ma vie en Australie.

2. Qu’est-ce que la vraie Australie pour toi ?(0:21)

Pour moi, l’Australie, c’est dans le bush (le maquis, la campagne australienne). Ce sont les arbres, le sec, l’humidité, le vert, le feu… Toutes ces choses pour moi, c’est l’Australie.
Comme dans les terres aborigènes, il y a quelque chose qui est dans ton cœur, quand tu vas là-bas. C’est un sentiment, quelque chose dans ton esprit.

Donc l’Australie, c’est quelque chose de spirituel et une sorte de paradoxe ?

Oui, tout à fait. Pour nous, le vrai monde, c’est le contraste.

3. Quel est ton plat favori ?(1:07)

Oh mec, j’aime tellement la nourriture que ça serait trop dur de choisir un plat favoris…
J’aime l’agneau grillé traditionnel : des légumes grillés et de l’agneau grillé.
Mais j’apprécie aussi beaucoup (je peux aussi être transporté par) la nourriture d’autres pays.

Quels pays par exemple ?

Les épices asiatiques, les currys indiens… J’ai un palet international.
Le canard de France, aussi…

Mais s’il fallait en choisir un, ce serait l’agneau, alors ?

Oui, tu sais, c’est l’enfance, le plat favori de mon enfance.

4. Quel est le plat australien le plus typique ?(2:00)

Barbecue !
Tu sais, quelques amis, de la bière, quelques côtelettes, des saucisses…
De la viande basique sur le barbecue et quelques verres avec des amis. Avec un feu.

Le feu et la viande, alors…

Oui, tout ça, il faut le tout ensemble.

5. Manges-tu de la Vegemite ?(2:32)

Oui (Bronwin sa femme répond en même temps.)

Comment la manges-tu ?

Finement étalée sur du pain, sur un toast avec des œufs pochés au-dessus. C’est une recette secrète.
Mais oui, bien sûr, nous mangeons tous de la Vegemite depuis tout petit.
Ma mère coupait des coins de pain et les donnait au bébé avec de la Vegemite. Dans certains pays, il pense que c’est de la maltraitance d’enfant…
(rire)

Je comprends ça…

Et à quel moment en manges-tu ?

Principalement, pour le déjeuner, mais quand j’étais jeune, nous n’avions pas beaucoup d’argent alors la Vegemite pouvait être sur un sandwich pour le déjeuner, ou sur du pain quand tu rentres à la maison. C’est facile et pas cher.

Donc tu peux manger de la Vegemite à toutes les heures de la journée ?

Oui ! et encore maintenant. Quand le pain sort du four et qu’il est encore chaud, c’est la première chose à laquelle je pense. Mmmh, je vais manger la croute avec de la Vegemite…

6. Quelle est ta boisson favorite ?(3:40)

Whisky !

Quelle sorte de Whisky ?

J’aime un bon scotch ou un whisky irlandais.

7. Quelle est ta meilleure bière australienne ?(4:02)

Mmmm… Je bois beaucoup de « Cascade », la bière de Tasmanie. Parce que je bois principalement des bières légères et qu’elle est bonne !

8. Quel est le plus fameux chanteur ou groupe australien ?(4:25)

Oh, je suis… un désert musical !

Non, je ne peux même pas penser à un nom. Il y a juste certaines chansons, quand je les entends, je me dis que je l’aime bien, mais sans plus.

Je n’écoute pas la radio.

J’aime la nature. Quand je conduis un tracteur, j’écoute le tracteur. Je n’ai pas de musique.

Alors les eucalyptus sont les meilleurs chanteurs ?

Oui, c’est ça, le vent et les arbres… et les oiseaux…

9. Qu’aimes-tu faire pendant tes temps libres ?(5:19)

Eh bien…
Ma passion c’est aussi mon travail. Alors le jardinage est mon truc, faire pousser des fleurs est probablement mon désir secret.

Donc quand tu ne travailles pas aux champs…

Je travaille dans le jardin.

C’est vrai que c’est une bête question pour un fermier.

Oui, mais tu sais, certains font d’autres choses comme… couper du bois, ou des choses comme ça. Mais ça fait partie du travail. Certains jours, c’est bien de couper du bois, et certains jours, c’est bien d’être dans le jardin.

C’est une belle vie…

Oui, nous avons fait de bons choix !

10.  Sais-tu surfer ?(6:14)

Non, c’est un de mes grands regrets. J’aimais beaucoup l’eau quand j’étais jeune, mais j’ai déménagé de la ville quand j’avais 15 ans et j’ai passé, au moins 10 ans, à seulement travailler dans des fermes. Je n’avais pas d’accès à la mer et pas d’argent pour voyager. Donc je restais simplement sur la ferme. C’était une période sans sport, rien… Et si j’allais à la plage, j’y allais pour nager et puis je rentrais la maison.

11. La question suivante est peut-être un peu bizarre, mais elle vient d’ami en Europe.
Est-ce que tu as déjà adopté un koala ou un kangourou ?(6:53)

Oui, nous avions des kangourous…

À la maison ?

Oui, nous en avons eu plusieurs kangourous…
On les élevait…

Bronwin, la femme de Denis demande pour répondre :
On les élevait à la bouteille.
Denis : ça prenait probablement un an ou quelque chose comme ça.

Donc vous les nourrissiez avec du lait et après il restait autour de vous ?

Ils étaient toujours autour de la maison, car nous n’avions pas de cage…
Et puis il arrivait à un certain âge et, un jour, on ne les voyait plus…
Ils retournaient à la nature.

Y a-t-il des koalas autour de Bordertown ?

Non, il n’y a pas de koalas ici, mais s’il y en avait, nous en aurions probablement élevé aussi.

(rire)

12. Donc tu apprécies de vivre en Australie, pourquoi est-ce agréable ?(7:54)

On appelle ça la culture « easygoing » (littéralement, la culture sympathique. Je traduirais plutôt par la culture relaxe). Les gens n’ont pas une grande histoire de combat avec d’autres cultures à travers les frontières ou quelque chose comme ça. C’est juste une grande région ou les nouvelles cultures, dans la majorité, deviennent « easygoing » parce que c’est attractif.

« Qui s’en soucie, mon pote ? Prends juste une bière, rajoute quelques crevettes sur le barbich, rassieds-toi et relaxe, tu sais. Ne t’inquiète pas de tous ces trucs… »

(« Who cares mate? Just have a beer, put another prawn on the barbie and sit back and relax… You know, don’t worry about all that stuff… »)

C’est l’attitude à laquelle on aime revenir !

13.  Alors, quel est l’opposé, quelle est la mauvaise partie de la vie australienne ?(8:43)

Bronwin : la Distance…
La plage est tellement loin !
(rire)
La distance…

Denis:
Non, je pense que c’est comme partout. Le système politique. Tu sais, ça semble trop compliqué et…
Mais je n’ai pas beaucoup à me plaindre de l’Australie, parce que j’ai été dans tellement de mauvais endroits alors je pense que tout est bien.

Tu n’es pas la première à nous parler de la distance. En fait, tout le monde nous dit ça.

Denis : Je n’y pense même pas, parce que c’est quelque chose de normal…

Pour toi, c’est normal ! Pour nous, quand nous sommes arrivés, c’était très… différent !

14. Quelle est la plus typique expression australienne ?(9:37)

« No Worries mate! »
« She’ll be right, no worries mate »
(rire)

Je l’envoie souvent aux nouvelles personnes qui viennent d’arriver et je mets la traduction au verso : « Tout est OK ».
(NDLR Pendant ses temps libres, Denis est bénévole pour une association qui aide des réfugiés qui viennent d’arriver dans le village.)

(Mettre le fait que Denis travaille dans une asso avant ou après la phrase suivante ?)

C’est (cette phrase) une philosophie, ici…

15.  Nous sommes beaucoup de personnes à venir dans le pays et à penser que les Australiens sont ouverts et aidant ? Qu’en penses-tu ? As-tu une explication ?(10:15)

Je ne suis pas sûr pour les villes, mais dans la compagne, il y a beaucoup de menaces alors les gens s’entraident (passage difficile à traduire, mais le contenu est là).
C’est quelque chose de normal pour les personnes rurales d’être comme ça et parce que vous voyagez principalement dans des régions rurales, vous rencontrez ce genre de personnes.

Mais pourquoi ?

Je pense que c’est une culture qui s’est développée pour la survie. Quand les choses sont dures, les gens doivent s’aider entre elles sinon personne ne survit.

Ça parait si naturel, ici !

Ça doit venir de la pauvreté d’autrefois, quand les gens s’entraident pour survivre, ça devient une partie de la culture.

Mais l’Australie est un pays riche depuis de nombreuses années maintenant, non ?

En tant que pays, généralement, oui. Mais ce sont les investissements dans les mines qui ont amené l’Australie à ce niveau de richesse. Mais dans le secteur agricole, le développement des terres et tout ce genre de chose, c’est toujours une survie personnelle. C’est là que les problèmes étaient !
Les gens ont déménagé dans des régions difficiles et s’ils ne s’entraident pas, tu sais, tu dois t’entraider avec les machines, le travail et le reste. Personne n’a d’argent à dépenser et c’est probablement d’où vient cette culture.
Et parce que c’est facile, car nous n’avons pas cette agression de s’inquiéter de ce que pensent les gens ou de ce qu’ils font.

16. Que penses-tu des backpackers ? Penses-tu qu’ils apportent quelque chose à votre pays, et quoi ?(12:20)

Ils nous apportent quelque chose d’essentiel !
La cueillette des fruits ou la récolte des légumes… Beaucoup de régions sont perdues sans les backpackers qui y passent. Parce que les backpackers viennent, ce n’est pas un bon travail, mais c’est de l’argent.

Ils doivent juste être là pour 2 ou 3 mois pendant la saison et ils sont contents de travailler dur pour prendre leur argent et aller ensuite sur l’opportunité suivante.

Et ces industries sont aujourd’hui dépendantes d’eux. Parce que les gens qui vivent confortablement dans les villes avec les allocations de chômage ou ce genre de chose ne veulent pas sortir de leur zone de confort pour prendre ce genre de travail. Donc ces endroits ne fonctionneraient pas sans backpackers !
Le travail des backpackers est essentiel pour le pays et pour l’agriculture !

17. Quelle est ta position par rapport aux aborigènes ? (13:27)

J’ai une opinion universelle à propos des autres cultures. Si quelqu’un me parle et discute avec moi, je discute avec lui !
Mais, si quelqu’un part en croisade contre quelque chose et que je ne suis pas d’accord, alors nous avons un problème.
Je pense que beaucoup d’aborigènes ne s’aident pas eux-mêmes. Ils cherchent plus d’argent du gouvernement sans travailler, mais cet argent vient des autres gens d’Australie.
Donc en général, je n’ai pas de problème avec eux. Il n’y a pas que des gens qui veulent des choses sans rien faire. C’est un problème de l’humanité en général, ce n’est pas juste des aborigènes !

Connais-tu la culture aborigène ?

À un certain niveau oui. J’étais très intéressé quand j’étais jeune et quand j’avais 18 ans, je ramenais un groupe d’aborigènes chez eux le vendredi soir, après le travail. On allait au pub, on buvait des coups ensemble puis je les ramenais.

Mais je pense qu’aujourd’hui, la majorité d’entre eux ont perdu leur culture originelle. Ici dans le sud en tout cas.
Je pense que ces dernières années, ils reconstruisent leur culture à partir d’autres régions.

Pour la plupart, la culture a disparu à cause des missionnaires. Aujourd’hui, ce n’est plus vraiment leur culture d’origine, mais un grand mélange.

Alors, tu penses qu’une nouvelle culture renait ?

Oui, ils la reconstruisent et en faisant ça, ça la rend vraie pour eux. Alors, pour moi, c’est une bonne chose !

 

Et voilà, c’est la fin de notre première interview !
Heureusement, Denis n’a pas un accent australien trop prononcé…

Alors, que penses-tu de la culture australienne comme Denis nous la montre ?

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