Les premiers jours de notre working holiday visa en Australie ne sont pas faciles à résumer… Entre le décalage horaire, le prix de la vie, la nourriture, le logement, la recherche du van, et le budget, qu’on explose largement, découvrir l’Australie, ça part vraiment dans tous les sens.
Pour l’instant, on est loin du surf, plage, terre sauvage, vie en van que proposait la brochure partir en Australie en working holiday visa.

Avant de partir, nous avions réservé 4 jours dans une auberge de jeunesse. On avait pensé que 4 jours seraient suffisants pour commencer notre voyage en Australie et on se mettait le doigt dans l’œil… On s’est vite rendu compte que nous nous étions un peu surestimés sur le temps nécessaire à commencer notre aventure au pays des kangourous.

Le premier jour de notre aventure, on l’a passé à récupérer des 9 h de décalage horaire et des 24 h de vol sans sommeil (avec un insupportable petit Indien).
En arrivant, on ressemblait à des zombies et il n’y a que les 25 $ par kilo de jambon (le moins cher) qui nous réveillait quelque peu.

Heureusement, pour nous, la météo australienne est magnifique et la plage de Saint Kilda n’est qu’à deux kilomètres de notre auberge. On rêve éveiller.

 

Le climat australien à Melbourne

Vivre en Australie, c’est vivre au soleil… Oui, mais non… ça, ce sont des idées reçues très éloignées de la réalité…

Globe-trotter qui arrive en working holiday visa à Melbourne, apprends qu’ici, tu peux avoir les 4 saisons en une journée ! ! (Eh oui ! amis normands, ce privilège ne vous est pas réservé…)
Notre seconde journée en Australie nous a appris ça !

Après avoir vu le prix de la nourriture, nous avons décidé d’économiser le prix du billet de tram pour rejoindre le centre-ville (et le poids des vestes…).

bonhomme de sable a Saint Kilda Melbourne AustralieL’aller était très agréable, mais le retour, sous le vent et la pluie, nous a rappelé que Balthazar Picsou n’arrivait jamais à garder ses sous quand il partait à l’aventure…
Bilan de la journée, 10,40 $ d’économie de tram, mais 15 $ de dépense en médicament… ça nous apprendra vouloir faire des économies…

Mais voyons le positif, Émilie a pu pratiquer son anglais et l’on sait maintenant que les médicaments pour le rhume s’appellent « Cold and Flu »… Je ne sais pas s’il y a un nom spécifique en anglais pour les rhumes de radins, nous, on l’a appelé la « Picsou flu ». 😃

Le téléphone et la banque…

Malgré le rhume de la soirée, notre deuxième journée de working holiday visa a été fructueuse.
On revient de notre première visite en ville avec nos numéros de téléphone australien (ça se trouve dans tous les magasins) et un compte bancaire australien tout neuf

carte de banque et telephoneOn s’en faisait des montagnes avant de partir, mais en réalité, les employés de la banque paraissaient presque flattés qu’on les ait choisis.
Ils parlaient lentement pour qu’on comprenne et ils étaient vraiment gentils.
La faute à la gentillesse naturelle des Australiens ou à la commission qu’il gagne, je ne sais pas. Mais ne soyons pas paranos, on va s’arrêter sur la première solution… 😉

Cela dit, lorsqu’on nous a proposé de déposer notre liquide sur le compte et que la gentille dame nous a parlé du taux de change, on l’a trouvée beaucoup moins sympathique…
Je n’ai pas osé demander si pour nous prendre 7 % de commission, ils fournissaient la vaseline ?!?! Mais elle a dû le comprendre à ma tête.
On avait regardé les taux de change dans les petits bureaux en venant et les commissions étaient bien moindres. Je te donne mes conseils pour changer ton argent ici.

En attendant, même si les employés sont gentils, on a compris que les banques en Australie n’étaient pas nos amies…

Promenade à Melbourne

Nous avons aussi profité de cette journée pour commencer à découvrir notre nouveau pays en nous promenant dans les rues de la « CBD » de Melbourne (Central Business District : la façon, classe, australienne, de dire le centre-ville).
Le style de la ville est très agréable à l’œil. C’est un savant mélange (ou pas) de vieux bâtiments victoriens, de bâtiments ultras modernes et de verdure. En plus, les rues sont joyeusement animées et très propres ! C’est agréable !
On est aussi impressionné par tous ces barbecues publics, en bon état ! On a cherché l’endroit où mettre les pièces pour les activer, mais ils sont gratuits ! Et on en a vérifié plusieurs… 😊

 

Se nourrir en Australie

Notre premier problème a vite été de trouver à manger sans se ruiner.
Le cout de la vie en Australie est cher. Chez Woolworth et Coles, un bon pain aux céréales coute +- 6 $ (ça fait cher le sandwich !). J’ai déjà parlé du jambon à 25$ par kilo, les tomates coutent 7,5 $/kilo et une bière au bar coute 7 $ pour la moins chère.
À deux, on double les prix, bien sûr…

prix du pain en australieAprès notre visite à la banque et aux supermarchés, j’ai sérieusement commencé à repenser à la théorie du complot.
D’habitude, je n’y crois pas… Mais nos premiers jours de globe-trotters en working holiday visa à Melbourne me font fait douter.

Ce voyage commence vraiment à ressembler à une coalition entre les banques et les supermarchés pour nous mettre sur la paille !

Enfin, le bon côté, quand on a la « Picsou flu », on sort moins. Donc, on a du temps pour découvrir la ville depuis internet…
C’est comme ça qu’après quelques jours, j’ai découvert les Aldi de Melbourne !

Ça reste le cout de la vie australien, mais c’est plus abordable.
D’ailleurs, la découverte de ce paradis, après les privations des premiers jours, a été l’occasion pour nous de festoyer…

Cuisiner en Australie

Pour notre premier festin, on a décidé de nous préparer des pâtes lardons-champignons-oignons-crème. 🙂
On ne dit pas « carbonara », pour ne pas froisser les Italiens qui pourraient nous lire, mais on le pense très fort.
On a fait saliver tous les autres globe-trotters de l’auberge avec nos odeurs de lard…les pates a la carbonara

Mais finalement, on a bien fait de ne pas appeler notre plat des carbonara parce que le gout était très différent de ce qu’on connait…
Astuce cuisine numéro 1 : le bacon australien a beaucoup moins de gout que du lard, même s’il a une apparence similaire.
Astuce cuisine numéro 2 : être attentif au choix de la crème fraîche, la « sour cream », ce n’est pas de la crème fraîche classique.
En traduisant l’emballage de la crème, on était content que le gout sûr ne vienne pas de la date de péremption… mais, ça n’a pas rendu le repas meilleur !

Décidément, il nous faudra un peu de temps avant de trouver nos repères… ça nous apprendra à vouloir sortir de notre zone de confort !

Acheter un van en Australie

Malgré tout ça, on garde la pêche et on continue. Notre dernier objectif de la semaine, et pas des moindres, c’est de trouver un logement roulant.

Avant d’arriver, on pensait qu’en Australie, les vans aménagés poussaient sur les arbres. En réalité, les bons véhicules ne courent pas les rues… Les prix sont chers comparés aux kilométrages et à l’état mécanique…
La majorité des annonces sur Gumtree (le bon coin australien) sont publiées le week-end et il n’y a qu’une petite dizaine (de bonnes) annonces, par semaine. Certains ne sont même pas encore à Melbourne…
La « palme du festival de l’arnaque » va à ce van avec les vitres brisées, le pop top abimé et qui, en plus, pissait de l’huile. Il était annoncé à 3500 $, mais les propriétaires l’ont augmenté à 4500 $ dû au nombre de réponses… Le pire, c’est que sur les photos, il avait l’air bien ! On a vite déchanté quand on est arrivé sur place ! 😃

Apparemment, trouver un bon véhicule, à prix raisonnable, va prend plus de temps que prévu. (Depuis, on a fait plusieurs articles sur comment acheter un van en Australie)

Et plus le temps passe, moins j’ose regarder l’état de notre compte en banque. On avait prévu un montant de 5000 € pour acheter un van. Mais, plus les jours défilent et plus on réfléchit… Peut-être que tous les backpackers qui ont passé 1 an de working holiday visa en Australie font, eux aussi, partie du complot !
Une chose est certaine, on ne veut pas acheter une épave pas chère et se ruiner en frais mécaniques par la suite.

Il semble qu’être globe-trotter en campervan et partir en road trip en Australie, ne sera pas pour tout de suite… Mais on tient bon !

Le budget des premiers jours de working holiday visa en Australie

Je te l’ai dit, le complot est partout… Dans les auberges de jeunesse aussi !

  • Une nuit dans un dortoir nous coute au minimum 45 $/nuit (pour 2 personnes). Ça fait plus de 300 $ de logement par semaine.
  • Et 300 $, c’est aussi ce que nous a couté le transfert d’argent depuis notre compte français sur notre compte australien.
    La banquière, en France, nous avait dit que ça ne nous couterait que 12 euros, mais ça nous a aussi couté 12 dollars pour la réception du virement et une montagne de frais de change ! Satané complotiste !
    (Les virements internationaux pas chers, c’est par ici.)
  • Pour finir ce tour de budget, la nourriture (en partie chez Aldi) et les extras (peu nombreux) de cette première semaine nous ont couté presque 500 dollars en 10 jours

En 10 jours à l’auberge, à deux, on a déjà dépensé presque 1000 dollars (sans les frais bancaires) !

Petit à petit…

On stagne. Les chouettes rencontres qu’on fait à l’auberge nous font passer du bon temps (Flo, Kevin, les jumelles, Stéphanie c’est vous, ça ;-)), mais les objectifs sont plus longs à atteindre que prévu.
On en arrive presque à regarder le temps défiler, comme les sous sur le compte en banque (surtout les sous sur le compte en banque, en fait).

Il faut donc qu’on change quelque chose. Les gens à l’auberge trouvent du travail au compte-goutte et on n’a pas vraiment le niveau d’anglais pour entrer dans la compétition. La solution n’est donc pas là.
Si on ne peut pas faire rentrer d’argent, autant essayer de limiter les frais et trouver un logement pas cher ou en tout cas, qui ne nous saigne pas de 45 $ toutes les nuits…

Nos recherches Couchsurfing et Airbnb à Melbourne ne sont pas concluantes, on se dirige donc vers l’échange de service.

Le site internet HelpX est fait pour ça. Il permet de prendre contact avec des hôtes prêts à nous héberger contre quelques heures de travail par jour. (Le Wwoofing est équivalent, mais réserve aux fermes organiques et les frais d’inscriptions sont plus chers.)

On a fini par se faire comprendre d’une famille australienne (le traducteur Google a surchauffé…). Ça y est, notre vie australienne commence !
On déménage à 30 km du centre de Melbourne, à Kalorama.
On sera hébergé (et nourri) une dizaine de jours.
Ce n’est pas long, mais c’est un premier pas pour faire un pied de nez au complot !
Et pendant ce temps, peut-être qu’on trouvera notre futur compagnon de road trip ou d’autres solutions…

Si toi aussi, tu as galéré quand tu es arrivé en working holiday visa à Melbourne, ou ailleurs, raconte-le-nous en commentant cet article.

Ça nous fera plaisir de savoir qu’on n’était pas les seuls et ça aidera les prochains qui arriveront à se préparer.

ENJOY !

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